Onze jours après le naufrage du catamaran La Mangue bleue entre Mayotte et Madagascar, les deux passagers portés disparus ont été repêchés ...
Onze jours après le naufrage du catamaran La Mangue bleue entre Mayotte et Madagascar, les deux passagers portés disparus ont été repêchés sains et sauf dans l'après-midi du jeudi 21 juillet par des pêcheurs malgaches, à 10 milles nautiques de l'île de Nosy Bé.
Les naufragés ont dérivé sur plus de 120 milles accrochés à l'épave du navire. Ramenés à terre, ils ont été pris en charge par un ressortissant français. La consule honoraire de France à Nosy Bé doit désormais se charger de leur rapatriement vers Mayotte. Les deux rescapés sont apparemment en bonne santé malgré l'épreuve qu'ils viennent de subir.
La Mangue bleue, catamaran de 12 mètres qui avait été construit dans un lycée de Mayotte puis sur l'une de ses plages, était parti vers Nosy-Bé le samedi 9 juillet avec quatre personnes à bord. Mais sa structure avait rapidement montré des signes de faiblesse. Après avoir parcouru 45 milles, l’équipage avait tenté de faire demi-tour pour rentrer à Mayotte mais les deux coques du navire s'étaient désolidarisées dans la journée du dimanche 10 juillet.
Arrimés au flotteur bâbord
Deux personnes avaient pu embarquer sur l’annexe du bateau et faire route vers Mayotte avant d’être récupérées par des pêcheurs à 15 milles des côtes. Les deux autres – et notamment Franck Meidinger, le concepteur et le constructeur du bateau - étaient restés arrimées au flotteur bâbord, équipées de gilets de sauvetage, avec de l’eau et des vivres.
Le Cross Réunion avait dépêché sur zone la vedette de gendarmerie de Mayotte et un avion Casa. Pas moins de neuf navires de commerce avaient également été déroutés pour tenter de trouver les disparus. Sans succès. Les recherches aériennes avaient été stoppées le 15 juillet mais des bateaux continuaient à ratisser la zone depuis Mayotte et Nosy-Bé.
Suite à un appel aux dons, les proches des disparus avaient également pu financer quelques survols aériens du carré de 27 nautiques dans lequel l'épave pouvait se trouver. Là encore, en vain. C'est par leur propres moyens que les naufragés ont pu se rapprocher des côtes malgaches et être repérés par des pêcheurs, alertés plus tôt dans la journée par l'arrivée de débris du navire. LeMarin.fr