Cinq cent dix-neuf candidats admis, soit 7,92 %, et mille quatre cent quatre-vingt-treize autres autorisés à passer les épreuves du deuxième...
Cinq cent dix-neuf candidats admis, soit 7,92 %, et mille quatre cent quatre-vingt-treize autres autorisés à passer les épreuves du deuxième groupe (22,78 %) sur les six mille six cent dix-neuf inscrits à Ngazidja, tel est le verdict rendu par le jury du baccalauréat hier au lycée Saïd Mohamed Cheikh de Moroni. Catastrophique comparativement à la session de l’année dernière à laquelle 926 ont été admis au premier tour soit 14 % et 1812 autorisés à passer les oraux, soit un taux de 28 pour cent.
Ce sont les élèves des établissements publics qui auraient échoué, victimes de grèves à répétition. Globalement, sur les 11.504 candidats inscris au baccalauréat 2011 dans les trois îles, toutes séries confondues, 780 seulement sont admis au premier, tour soit un taux de 6,78 %. Selon les prévisions, si tous les candidats autorisés à passer les épreuves de rattrapage sont admis, les résultats globaux dans tout le pays, pourront atteindre un taux de 27, 60%. Un résultat qui serait toujours jugé médiocre par rapport à l’année dernière dont le taux de réussite, qualifié d’ailleurs critique, s’établissait à 42 %.
Ces résultats ne surprennent personne. Certains professeurs disent que les élèves se préoccupent souvent de s’exercer aux mathématique et oublient souvent les autres matières quelle que soit leurs séries. Si certains admettent la baisse du niveau général, certains imputent la responsabilité aux enseignants qui ne finissent jamais leurs programmes, mais aussi aux grèves répétitives en milieu d’année scolaire.
Il est vrai que des cours de rattrapage ont été organisés ici et là mais les leçons sont dispensées hâtivement. « Nous n’avons même pas fait d’exercices, les leçons ne sont pas bien acquises », déclare un élève de la terminal A4 au lycée de Moroni. Pour les 1493 candidats autorisés à subir les épreuves de rattrapage à Ngazidja, ils reprendront le chemin de demain a partir de 8 h au lycée de Moroni.
Nakidine Hassane: alwatwan
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